geisha


Sumo et Geisha

Au Japon tous les hommes portent le chon-mage (chignon) en signe de respect envers leurs ancêtres.

Mais à la fin du 19 ème siècle survient un changement politique qui exige de couper le chon-mage. Cette décision fut très difficile à respecter pour les japonais, car cette coiffure traditionnelle était très représentative de leur culture.

Seul le sumo échappe à cette réglementation par son sport, le Kojiki datant de l’an 712.

Une légende raconte que la possession des îles japonaises a été déterminée par un combat de sumo.

Mais surtout les cheveux occupent une place importante dans l’ensemble des règles de combat, et dans le grade des lutteurs.

C’est le Tokoyama (coiffeur), qui coiffe chaque sumo avant un combat. Ils commencent par le meilleur combattant (le mieux classé), qui a l’honneur de porter le oicho-mage (en forme de feuille de ginkgo), puis par ordre décroissant jusqu’au dernier classé, qui est coiffé du chon-mage traditionnel.

L’arrachage de cheveux est une prise autorisée dans les règles du combat. De la même manière, la chevelure touchant le sol signifie la défaite.

Enfin, la cérémonie d’adieu met en scène la fin de la carrière d’un sumo (30 ans), qui à cette occasion fera couper le chon-mage par ses amis lutteurs.

La geisha doit maîtriser l’art de la coiffure, qui joue un rôle primordial dans son apparence. La conjugaison, coiffure et peigne, détermine un statut dans sa panoplie et dans le protocole social dont elle dépend.

La geisha portera ainsi des chignons extravagants et délicatement élaborés, reproduisant les coiffures de l’ère Ego. 

Le jour du mariage, la coiffure traditionnelle de la mariée doit absolument être relevée, et ce pour cacher les cornes de la jalousie